| Présentation de la plante |
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Une anecdote naturaliste dans laquelle la plante est citée |
| Anecdote naturaliste du mardi |
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L'Osmonde royale (Osmunda regalis) est une très grosse fougère protégée en région Hauts-de-France et en Haute-Normandie. Elle est classée Vulnérable sur les deux listes rouges.
C'est une espèce qui a disparu de plusieurs localités suite au drainage de stations forestières humides et à la plantation d'essences exotiques.
Mieux prise en compte à ce jour dans l'aménagement et l'exploitation des forêts, cette espèce bénéficie de la protection de certaines de ses stations aujourd'hui en Réserves biologiques domaniales. En revanche, il n'est pas rare de constater l'arrachage de pieds, les racines fibreuses étant très utilisées en horticulture ainsi que toute la plante à des fins ornementales.
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Clémence Henderyckx - 07/09/2021
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Osmunda regalis L., 1753
Osmonde royale
; Royal Fern
; Königsfarn
; Koningsvaren
Osmundaceae Martinov, 1820
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| Information
concernant le nord-ouest de la France
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| Durée de vie |
Forme biologique |
Hauteur de la plante |
Distribution générale |
Période de floraison |
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Hémicryptophyte
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40-180 cm |
Atlantique-subatlantique.
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Juillet-septembre
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Habitat EUNIS
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G1
- Forêts de feuillus caducifoliés
-
F9
- Fourrés ripicoles et des bas-marais
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Spectre écologique
| Eau |
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| pH |
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| Matière org. |
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| Granulométrie |
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| Nutriments |
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| Lumière |
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| Sel |
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Ecologie
Bois tourbeux oligotrophes acidiclines, plus rarement marais tourbeux et bords de fossés ombragés. Calcifuge, semi-sciaphile des milieux à acidité modérée. [Année de rédaction : 2014] Réduire Bois tourbeux oligotrophes acidiclines, plus rarement marais tourbeux et bords de fossés ombragés. C Suite
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Affinité phytosociologique
Osmundo regalis - Myricion gale
- Fourrés hygrophiles mésotrophiles eury-atlantiques
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Taxon fréquent dans :
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Informations régionales : Hauts-de-France et Normandie orientale (Haute-Normandie)
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| Région Hauts-de-France |
| Répartition géographique |
Nord - Pas de Calais (TOUSSAINT et al. 2011) : Boulonnais, Montreuillois, bois acides de la bordure septentrionale du plateau artésien, plaine de la Scarpe et de l'Escaut. Disparu du sud du Cambrésis (bois de Busigny). Une mention douteuse dans l'Avesnois a été écartée. Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Très localisé et en faibles effectifs dans la forêt d'Éperlecques, le bois de Watten, la tourbière de Merckeghem et le plateau d'Helfaut. Une touffe vient d'être redécouverte dans le bois des Dames (Y. TISON en 2005), plus de 100 ans après la citation de MASCLEF [1886] ! Picardie (HAUGUEL 2014) : Les stations d'Osmonde royale sont disséminées et de faible effectif en Picardie ; elle est connue du Vexin, du Pays de France, du Pays de Bray, du Tardenois et du Laonnois. Réduire Nord - Pas de Calais (TOUSSAINT et al. 2011) : Boulonnais, Montreuillois, bois acides de la bordure septentrionale du plateau artésien, plaine de la Scarpe et de l'Escaut. Disparu du sud du Cambrésis (bois de Busigny). Une mention douteuse dans l'Avesnois a été écartée. Flandre française ( Suite |
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| Biotopes |
| Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Forêts. |
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| Spectre des statuts |
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| Menace et conservation |
Nord - Pas de Calais (TOUSSAINT et al. 2011) : L'Osmonde royale a disparu de plusieurs localités suite au drainage de stations forestières humides et à la plantation d'essences exotiques, en particulier dans les vallées de la Scarpe et de l'Escaut. En dehors de quelques massifs du Boulonnais où la plante peut être abondante, il s'agit toujours de petites populations localisées. Mieux prise en compte à ce jour dans l'aménagement et l'exploitation des forêts, cette espèce bénéficie de la protection de certaines de ses stations aujourd'hui en Réserves biologiques domaniales. En revanche, il n'est pas rare de constater l'arrachage de pieds, les racines fibreuses étant très utilisées en horticulture ainsi que toute la plante à des fins ornementales. Un strict respect et une gestion adaptée des milieux où subsiste l'Osmonde royale s'avèrent donc nécessaires pour conserver cette espèce à croissance lente recherchant par ailleurs une humidité atmosphérique élevée. La population de la tourbière de Merckeghem vient de faire récemment l'objet d'une dégradation majeure de son habitat. Picardie (HAUGUEL 2014) : Les effectifs des populations d'Osmonde royale sont relativement bien connus. Il apparait que seulement quelques populations atteignent des effectifs compatibles avec un maintien à long terme. L'état de conservation régional de l'espèce est essez défavorable. L'Osmonde royale est menacée par la baisse des niveaux d'eau, par le boisement trop important de ses stations et par les collectes de collectionneurs de fougères (interdits par la réglementation). L'isolement des populations les unes par rapport aux autres est également une menace importante car il entraine une diminution de la vitalité des populations. Dans certains cas extrêmes (présence d'un seul individu), aucun nouveau individu n'est observé depuis plus de 20 ans. Le maintien des niveaux de nappes d'eau est primordial pour préserver les populations d'Osmonde royale. Le débroussaillement, voire dans certains cas, le déboisement des stations pourra favoriser la production de frondes fertiles permettant la reproduction et l'extension des populations. La réalisation de décapages superficiels du sol est intéressante pour faciliter le développement des prothalles. Réduire Nord - Pas de Calais (TOUSSAINT et al. 2011) : L'Osmonde royale a disparu de plusieurs localités suite au drainage de stations forestières humides et à la plantation d'essences exotiques, en particulier dans les vallées de la Scarpe et de l'Escaut. En dehors de quelques massifs du Boulonna Suite |
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| Normandie orientale (Haute-Normandie) |
| Répartition géographique |
Jadis indiquée comme étant peu commune dans l'Eure [NIEL 1889] et rare en Seine-Maritime [BLANCHE & MALBRANCHE 1864]. Aujourd'hui, les populations les plus importantes se trouvent au Marais Vernier, ainsi qu'à Heurteauville et dans le pays de Bray. Présente également au Cap d'Ailly près de Dieppe, ainsi qu'en forêts de Lyons, de Montfort-sur-Risle et dans le marais de Breteuil. Quelques stations historiques de la vallée de la Seine (Saint-Martin-de-Boscherville, Oudalle, Lillebonne) n'ont pas fait l'objet de signalement depuis la fin du XIX e siècle. Parfois plantée pour l'ornement dans les mares de village ou introduite dans certaines mares forestières, comme à la mare Épinay en forêt de Roumare (non cartographiée). [Rédaction : BUCHET et al. 2015] Réduire Jadis indiquée comme étant peu commune dans l'Eure [NIEL 1889] et rare en Seine-Maritime [BLANCHE & MALBRANCHE 1864]. Aujourd'hui, les populations les plus importantes se trouvent au Marais Vernier, ainsi qu'à Heurteauville et dans le pays de Bray. Présente également au Cap d'Ailly près de Suite |
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| Biotopes |
| Forêts marécageuses. [Rédaction : BUCHET et al. 2015] |
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| Spectre des statuts |
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