| Présentation de la plante |
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Une anecdote naturaliste dans laquelle la plante est citée |
| Chronique radio |
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Bonjour à tous les auditeurs de Radio Uylenspiegel, partons à la découverte d?un arbuste que l?on retrouve parfois dans les haies champêtres : le Cornouiller sanguin, avec le Conservatoire botanique national de Bailleul !
Cornus sanguinea, son nom scientifique, vient du latin corneolus, qui signifie « corné », faisant allusion à son bois extrêmement dur. Sanguinea car ses jeunes branches exposées à la lumière sont rouges, ainsi que ses feuilles à la fin de l?été. Cela est dû à la présence de pigments de la famille des anthocyanes qui joueraient un rôle photoprotecteur.
Arbuste à feuilles caduques très commun, il est parfois aussi appelé bois puant, bois punais, Cornouiller femelle, Olivier de Normandie ou encore Puègne blanche en fonction des localités.
Originaire d?une grande partie de l?Europe et de l?est de l?Asie, le Cornouiller sanguin peut mesurer de 1 à 5 mètres. Sa rapidité de croissance est moyenne et sa longévité est faible (environ 30 à 50 ans). On le trouve couramment dans les haies et les lisières. Arbuste pionnier, il peut s?installer naturellement sur certains terrains vierges. Il rejette aisément à partir de sa souche et peut aussi drageonner.
Il produit en fin de printemps ou en début d'été des inflorescences blanches et aplaties, assez discrètes, mais très appréciées des insectes butineurs. Ses fruits sont des drupes pourpre foncé à noir, de forme globuleuse, contenant un noyau. Elles ne sont pas comestibles, contrairement aux fruits du Cornouiller mâle. Elles attirent cependant de nombreux oiseaux qui participent à leur dissémination.
Le Cornouiller sanguin est depuis longtemps apprécié par l?Homme qui en a fait de nombreux usages. Les jeunes rameaux d?un rouge luisant sont appréciés des fleuristes et notamment par ceux qui pratiquent l?Ikebana, un art traditionnel japonais fondé sur la composition florale. Les tiges de l?année sont également utilisées en vannerie. Les branchages feuillus étaient utilisés pour le tannage des peaux, le bois, excellent combustible, était utilisé pour faire du charbon de bois. Il était aussi utilisé notamment dans la confection d?outils, de javelots ou encore de peignes.
Les fruits du Cornouiller sanguin étaient utilisés pour faire réaliser une teinture bleu vert, les graines pour réaliser une huile utilisée comme combustible pour l?éclairage ou pour faire des savons. En Italie, cette huile était parfois utilisée pour la friture. L?écorce, elle, permet de réaliser une teinture jaune brun.
En pharmacopée traditionnelle, son écorce est utilisée pour ses propriétés astringentes, vomitives et fébrifuges. Les fruits et les feuilles contiennent de l?aucubine et des tanins, dont l?ingestion en grande quantité peut causer des gastro-entérites.
Le Cornouiller sanguin, un arbuste aux nombreux atouts que nous vous encourageons à planter dans vos haies champêtres !
A bientôt pour une nouvelle chronique sur les plantes sauvages avec le Conservatoire botanique national de Bailleul !
https://www.cbnbl.org/system/files/inline-files/Chronique%20Cornouiller%20sanguin%2028.01.2022.mp3
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Clémence Henderyckx - 11/02/2023
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Cornus sanguinea L., 1753
Cornouiller sanguin (s.l.)
; Dogwood
; Roter Hartriegel
; Rode kornoelje
Cornaceae Bercht. & J.Presl, 1825
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| Information
concernant le nord-ouest de la France
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| Durée de vie |
Forme biologique |
Hauteur de la plante |
Distribution générale |
Période de floraison |
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Phanérophyte nanophanérophyte
Phanérophyte
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Subméditerranéen (subatlantique).
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Mars-avril
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Habitat EUNIS
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Spectre écologique
| Eau |
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| pH |
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| Matière org. |
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| Granulométrie |
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| Nutriments |
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| Lumière |
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| Sel |
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Informations régionales : Hauts-de-France et Normandie orientale (Haute-Normandie)
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| Région Hauts-de-France |
| Répartition géographique |
| Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Assez régulier dans la majeure partie du territoire mais rare et souvent d'indigénat douteux dans les polders. Pratiquement absent sur le littoral et dans l'agglomération lilloise. Souvent planté (haies champêtres, jardins). |
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| Biotopes |
| Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Haies, forêts, lisières forestières. |
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| Spectre des statuts |
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| Menace et conservation |
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| Normandie orientale (Haute-Normandie) |
| Répartition géographique |
Très largement répandu dans l'ensemble de la région, toutefois moins fréquent sur le plateau du pays de Caux. La plante indigène en Haute-Normandie appartient à la sous-espèce sanguinea. On cultive cependant pour l'ornement ou la végétalisation des talus un autre taxon, la sous-espèce australis, originaire du sud-est de l'Europe, à rechercher dans la région (examiner l'insertion des poils sur la face inférieure des feuilles). [Rédaction : BUCHET et al. 2015] Réduire Très largement répandu dans l'ensemble de la région, toutefois moins fréquent sur le plateau du pays de Caux. La plante indigène en Haute-Normandie appartient à la sous-espèce sanguinea. On cultive cependant pour l'ornement ou la végétalisation des talus un autre taxon, la sous-espèce aust Suite |
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| Biotopes |
| Haies, forêts, lisières forestières, fourrés mésophiles. [Rédaction : BUCHET et al. 2015] |
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| Spectre des statuts |
| Indigénat |
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