| Présentation de la plante |
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Une anecdote naturaliste dans laquelle la plante est citée |
| Anecdote naturaliste du mardi |
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Bonjour à tous les auditeurs de Radio Uylenspiegel, le Conservatoire botanique national de Bailleul vous propose de découvrir cette semaine la Viorne mancienne.
On l?appelle aussi Viorne lantane ou Viorne cotonneuse, son nom scientifique est Viburnum lantana. C?est un arbuste commun dans les Hauts-de-France, que l?on trouve dans les lisières forestières, les haies, les friches, aux abords des voies ferrées ou encore sur les terrils. Elle appartient à la famille des Viburnacées. Il ne faut pas la confondre avec la Viorne obier, que l?on trouve également dans les haies.
Elle fait environ 4 à 5 mètres de hauteur et présente des feuilles opposées caduques ovales et finement dentées. La face supérieure est lisse et brillante, la face inférieure est duveteuse et grise. Quand vient l'automne, elles se parent d'un magnifique rouge, un bel atout dans une haie champêtre? Autrefois, les feuilles étaient utilisées pour faire de la teinture noire pour les cheveux.
Sa floraison intervient de mai à juin et ses fleurs blanc-crème forment des inflorescences en corymbes denses. Elles produisent un parfum peu agréable pour l?odorat humain. Les fleurs de la Viorne mancienne produisent peu de nectar et ne semblent attirer que les pollinisateurs qui recherchent le pollen tels que de petits coléoptères ou des abeilles domestiques.
Les fruits sont des baies ovales rouges puis noires à maturité contenant une seule graine. Il est fréquent d'observer des fruits jaunes, rouges et noirs sur la même infrutescence, car les fruits ne mûrissent pas à la même vitesse. Ils sont très décoratifs et attirent les oiseaux (fauvettes, merles, geais?) et les mammifères (blaireaux, renards?). Autrefois, On les utilisait pour faire de l?encre noire et pour teindre la laine en jaune rougeâtre. Chez l?homme, ils provoquent parfois une irritation buccale et des troubles gastriques. Néanmoins, dans le passé, on faisait fermenter les fruits en les laissant macérer pour les manger. Ses fruits bien mûrs parfument vins ou liqueurs en Scandinavie ; secs, ils sont bus en tisane. On a aussi des indices de consommation de ces fruits par les hommes du Néolithique comme en attestent la présence de noyaux dans les couches archéologiques des campements. Jusque dans les années 1940, les tiges très flexibles de cet arbuste appelé puingne en picard du Beauvaisis, servaient à faire des liens pour les fagots et le chaume des toitures. Les branches ont aussi servi à teindre la laine en jaune pâle. L?écorce des racines permettait de fabriquer de la glue.
On peut parfois observer des petites galles rouges sur les feuilles de la Viorne mancienne, provoquées par un insecte diptère. Elles contiennent en réalité une larve de cet insecte.
https://www.cbnbl.org/system/files/inline-files/Chronique%20Viorne%20mancienne%2002.12.2023.mp3
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Clémence Henderyckx - 02/12/2023
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Viburnum lantana L., 1753
Viorne mancienne
; Wayfaring Tree
; Wolliger Schneeball
; Wollige sneeuwbal
Viburnaceae Raf., 1820 [nom. cons.]
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| Information
concernant le nord-ouest de la France
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| Durée de vie |
Forme biologique |
Hauteur de la plante |
Distribution générale |
Période de floraison |
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Phanérophyte nanophanérophyte
Phanérophyte
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Subméditerranéen.
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Mai-juin
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Habitat EUNIS
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Spectre écologique
| Eau |
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| pH |
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| Matière org. |
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| Granulométrie |
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| Nutriments |
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| Lumière |
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| Sel |
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Ecologie
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Affinité phytosociologique
Prunetalia spinosae
- Fourrés des sols carbonatés ou plus ou moins désaturés.
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Taxon fréquent dans :
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Informations régionales : Hauts-de-France et Normandie orientale (Haute-Normandie)
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| Région Hauts-de-France |
| Répartition géographique |
| Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Très rares stations présumées spontanées dans le Mélantois et sur la bordure sud-ouest du territoire. Souvent planté. Une mention sur le littoral à Zuydcoote [DURIN & GÉHU 1986], d'indigénat douteux. |
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| Biotopes |
| Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Lisières forestières, haies, friches, voies ferrées et abords, terrils. |
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| Spectre des statuts |
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| Menace et conservation |
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| Normandie orientale (Haute-Normandie) |
| Répartition géographique |
| Très fréquente dans les vallées de l'est de la région (Eure, Avre, Iton, Seine en amont de Rouen, Epte, Andelle, Bresle, Eaulne, Béthune, Varenne
). Sporadique ailleurs : vallées du pays de Caux, vallée de la Risle, pays d'Ouche. [Rédaction : BUCHET et al. 2015] |
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| Biotopes |
| Fourrés mésoxérophiles calcicoles, lisières forestières. [Rédaction : BUCHET et al. 2015] |
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| Spectre des statuts |
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| Menace et conservation |
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