| Présentation de la plante |
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Une anecdote naturaliste dans laquelle la plante est citée |
| Chronique radio |
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Bonjour à tous les auditeurs de Radio Uylenspiegel, partez cette semaine à la découverte d?une plante de la famille des Astéracées : la Pulicaire dysentérique, avec le Conservatoire botanique national de Bailleul !
Pulicaria dysenterica porte un nom plein de significations ! Pulicaria vient du latin pulex et signifie puce, on comprend là son usage passé pour éloigner ces petites bêtes. Dysenterica désigne sa capacité à soigner autrefois la dysenterie. C'est une plante indicatrice des zones humides plutôt commune, à ne pas confondre avec la Pulicaire commune, qui contrairement à son l?indique, est plutôt rare.
On retrouve donc la Pulicaire dysentérique dans les prairies humides ou marécageuses ou encore dans les fossés. Elle est très fréquente dans les Hauts-de-France, bien que probablement en régression suite à la disparition de nombreuses prairies humides, aux comblements de fossés et à la dégradation de la qualité de l?eau. On l?observe généralement en populations denses et étendues, d?autant plus que le bétail la boude. En effet, elle dégage une odeur de savon peu agréable et sa saveur est très âcre et amère. Même dans du foin sec !
La Pulicaire dysentérique peut mesurer de 20 à 60 cm, ses fleurs sont groupées en capitules de couleur jaune vif et s?épanouissent de juillet à septembre. Elles étaient autrefois utilisées pour guérir les plaies. Rehaussé d?une fine collerette jaune vif, le large bouton central doré hypnotise les butineurs alentour. Des centaines de petits fleurons à visiter ! D?abord en périphérie. Puis, progressivement, le capitule bombe le torse. De nouvelles fleurs tubulaires s?offrent ainsi aux trompes et aux langues de passage. La Pulicaire attire de nombreux pollinisateurs tels que Myopites apicatus une espèce qui lui est inféodée. Cette petite mouche pond ses œufs exclusivement dans le capitule de notre dysenterica. La tige de la Pulicaire est velue, tout comme ses feuilles ondulées et embrassantes. Si ses graines sont dispersées par le vent, la Pulicaire compte aussi sur ses puissants rhizomes traçants pour se multiplier.
Depuis l?Antiquité, la Pulicaire dysentérique est utilisée pour repousser les mauvaises influences et leur interdire l'accès de la maison. Dans certaines régions, on suspendait des bouquets à la porte des maisons « pour attirer la protection divine et le prévenir de l?incendie, de la grêle, de la foudre, voire des malices du diable. »
La plante, que l?on appelle aussi Herbe de Saint-Roch est associée au protecteur des animaux. C?est d?ailleurs pour cela que l?on installait des bouquets de cette herbe dans les étables.
A bientôt pour une nouvelle chronique sur les plantes sauvages, avec le Conservatoire botanique national de Bailleul !
https://www.cbnbl.org/system/files/inline-files/Chronique%20Pulicaire%20dysent%C3%A9rique%2026.08.2023.mp3
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Clémence Henderyckx - 26/08/2023
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Pulicaria dysenterica (L.) Bernh., 1800
Pulicaire dysentérique
; Common Fleabane
; Ruhrwurz
; Heelblaadjes
Asteraceae Bercht. & J.Presl, 1820
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| Information
concernant le nord-ouest de la France
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| Durée de vie |
Forme biologique |
Hauteur de la plante |
Distribution générale |
Période de floraison |
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Hémicryptophyte
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Subatlantique-subméditerranéen (méditerranéen).
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Juillet-septembre
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Habitat EUNIS
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Spectre écologique
| Eau |
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| Matière org. |
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| Granulométrie |
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| Nutriments |
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| Lumière |
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| Sel |
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Informations régionales : Hauts-de-France et Normandie orientale (Haute-Normandie)
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| Région Hauts-de-France |
| Répartition géographique |
Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Très fréquent sur l'ensemble du territoire (sauf dans le Mélantois en dehors des deux vallées), bien que probablement en régression suite à la disparition de nombreuses prairies humides, aux comblements de fossés et à la dégradation de la qualité physico-chimique des eaux. Réduire Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Très fréquent sur l'ensemble du territoire (sauf dans le Mélantois en dehors des deux vallées), bien que probablement en régression suite à la disparition de nombreuses prairies humides, aux comblements de fossés et à la dégradation de la qualité Suite |
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| Biotopes |
| Flandre française (TOUSSAINT et al. 2008) : Prairies hygrophiles, fossés. Plus rarement pannes et dépressions dunaires eutrophisées. |
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| Spectre des statuts |
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| Menace et conservation |
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| Normandie orientale (Haute-Normandie) |
| Répartition géographique |
| Largement répandue sur l'ensemble du réseau hydrographique de la région. [Rédaction : BUCHET et al. 2015] |
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| Biotopes |
| Prairies humides, fossés. [Rédaction : BUCHET et al. 2015] |
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| Spectre des statuts |
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